Tendance : 2 Belges sur 3 optent pour la rénovation, dont 1/3 par nécessité

Modifié par Vinciane Pinte le 10/03/2015

Bien que plus de la moitié des Belges préféreraient bâtir, 3/4 envisagent plutôt l'acquisition et la rénovation d'un logement existant. Plus de la moitié des personnes interrogées reconnaissent que leur projet initial n'est pas réaliste, essentiellement en l'absence d'intervention financière des autorités (65 %) et des terrains à bâtir trop rares et trop chers (44 %). On remarque surtout que les plus jeunes générations ayant l'intention de devenir propriétaires comptent nettement moins sur un soutien financier des autorités. C'est ce que révèle l'étude très intéressante de Reynaers Aluminium. 
 

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© KBC
Reynaers Aluminium a demandé au bureau d'études indépendant iVox de sonder les rêves et projets immobiliers des Belges. Un échantillon représentatif de 611 ménages a été ainsi composé, subdivisé en trois catégories : les "rêveurs" (jeunes de moins de 30 ans) qui envisagent d'acheter ou de faire bâtir dans plus de 5 ans, les "réalistes" (jusque 35 ans) qui comptent acheter d'ici 5 ans, et les "experts" (de plus de 35 ans) qui ont déjà bâti, acquis et/ou rénové un logement. L'enquête a été réalisée en janvier dernier.
Pour les "rêveurs", la voie du succès passera par eux-mêmes et dépendra essentiellement de leur capacité à conclure un emprunt (68 %), à la sécurité d'emploi et à l'impact de la conjoncture économique (33 %). Seul un "rêveur" sur quatre espère encore des dispositions fiscales avantageuses pour faciliter l'acquisition de son logement. C'est beaucoup moins que les "réalistes" et les "experts" (respectivement 60 et 67 %), comptant toujours beaucoup sur les primes, subventions et avantages fiscaux des pouvoirs publics. Près de 2/3 déclarent même avoir besoin de ce soutien pour acheter leur maison.
"La diminution des aides publiques a surtout eu un effet psychologique sur les Belges qui, jusqu'à la fin de l'année dernière, comptaient encore sur un généreux bonus logement et d'autres aides pour financer leur projet. Ce n'est plus le cas chez les jeunes! En effet, ils commencent à examiner leur situation financière en vue d'acheter leur propre habitation et ne tiennent plus compte des avantages du passé, mais seulement de leurs propres capacités", explique Bert Geerinckx, directeur général de Reynaers Aluminium.

Optimistes ou frustrés ?

 Selon l'étude, plus de 2/3 des "réalistes" et des "experts" estiment que les autorités doivent inciter davantage la construction et la rénovation. De plus, les règlements très complexes compliquent encore l'acquisition d'un logement. Ce sentiment n'est partagé que par la moitié des "rêveurs". Voilà pourquoi, les générations plus jeunes sont plus optimistes et les plus âgées plus frustrées.
 

Bâtir de préférence, acheter et rénover par nécessité

Les gens caressant un projet de construction sont aussi nombreux que ceux qui envisagent d'acheter et de rénover un logement. Et ce/ceci, toutes catégories confondues. Les plus jeunes croient dur comme fer dans l'aboutissement d'un projet de construction. En revanche, alors que 50% des "réalistes" et des "experts" préféreraient bâtir, ils ne sont que 25 % à le faire. En effet, 3 sur 4 déclarent finalement opter pour l'achat et la rénovation d'un bien existant.
 
 

Faire soi-même ou non ?

 
Parmi les consommateurs qui prévoient de rénover un logement, la possibilité de faire une (grosse) partie des travaux soi-même est un facteur déterminant pour des raisons budgétaires. Les "réalistes" et les "experts" apprécient également beaucoup la possibilité d'étaler les travaux dans le temps (respectivement 55 et 60 %) ou de les exécuter soi-même (40 %). Le charme intrinsèque d'une ancienne maison arrive au 3e rang des arguments en faveur d'une rénovation.
 
Les principales motivations pour une construction neuve sont d'abord le plaisir de dessiner un projet soi-même, ensuite l'évident confort d'habiter une maison neuve. Les "réalistes" et les "experts" (64 et 59 %) sont très séduits par la perspective de ne plus se soucier des travaux d'entretien et de réparation pendant de longues années. Les économies d'énergie d'une habitation neuve sont le troisième motif (pour 50 % des gens).
 
Une fois de plus, les "rêveurs" semblent moins pragmatiques. Ceux qui optent pour une rénovation le font avant tout pour le charme d'une habitation existante (48 %). C'est beaucoup plus que les "réalistes" et les "experts" (41 et 37 %). Pour une construction neuve aussi, les "rêveurs" estiment que la réalisation de leur(s) propre(s) projet(s) (80 %) est beaucoup plus importante que chez les "réalistes" (76 %) et les "experts" (64 %).
 

Rêveurs ou pragmatiques ?

 
De compromis, les "rêveurs" ne veulent pas - encore - en entendre parler. Moins de la moitié d'entre eux songent déjà à faire une partie des travaux eux-mêmes (49 %) : à étaler dans le temps les travaux, et donc les coûts (48 %), ou à se contenter d'un logement plus petit (37 %). Ce pourcentage est visiblement plus élevé chez les "réalistes" et les "experts": respectivement 75, 75 et 55 %. Ils semblent être plus pragmatiques et mieux conscients de ce qui est réaliste et souhaitable.
Ainsi, le groupe des futurs candidats propriétaires âgés de 20 à 30 ans a des résolutions plus tranchées, mais aussi moins réalistes, que les consommateurs belges plus âgés ayant des projets de construction ou d'achat/rénovation.
 

Tranquillité, lumière et proximité

Les facteurs déterminants le choix d'un site ou d'une maison s'avèrent identiques pour les trois groupes de personnes interrogées. En tout premier lieu, le futur propriétaire belge préfère un environnement tranquille (93 %), un logement lumineux (90 %), avec un jardin (87 %), efficient en énergie (81 %), et à proximité des magasins, des écoles et du travail (76 %). L'étude de Reynaers Aluminium révèle également que la moitié des personnes interrogées souhaitent vivre en ville, ou juste à proximité, mais que plus d'1/3 des gens pensent que cette solution est impayable. Enfin, un peu plus de la moitié de tous les répondants se disent ouverts à des formes d'habitat alternatives : le logement intergénérationnel ou partagé étant les 2 solutions les plus acceptées.

"De cette étude, nous pouvons en retenir un message optimiste pour l'avenir : les jeunes Belges croient encore clairement dans la faisabilité de leur projet immobilier et continuent d'ambitionner d'une belle maison, neuve ou rénovée. Sans doute, leurs rêves devront-ils être confrontés et ajustés à la réalité ? Or, la volonté de disposer de sa propre habitation demeure intangible auprès de 2/3 des Belges", conclut Bert Geerinckx.
 
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