Location

Des locataires de plus en plus exigeants

Prix moyen, nombre de transactions, répartition géographique ou délais. En immobilier résidentiel, le marché de la vente est scruté et décortiqué de toutes parts. Normal, dans un pays qui compte plus de 75 % de propriétaires. Ce qui laisse tout de même quelque 25 % de locataires. Plus ou moins livrés à eux-mêmes, puisque les analyses du marché locatif sont rares.

 

C'est la raison d'être du baromètre des loyers, élaboré par Le Soir et Vlan. Cet outil unique, qui souffle ici sa première bougie, fournit, commune par commune, le loyer mensuel moyen par mètre carré demandé pour un appartement. Payez-vous ou demandez-vous le bon loyer ? Notre baromètre vous répond.

Sans surprise, c'est à Bruxelles que les loyers sont les plus élevés. Suivent, dans un mouchoir de poche, le littoral et la grande banlieue bruxelloise, principalement constituée des deux Brabants. Globalement, les loyers belges se sont montrés sages ces treize derniers mois, jouant la carte de la stabilité et, parfois, d'une légère hausse, guère plus audacieuse que l'indice santé (+ 3,24 % d'avril 2010 à mai 2011), qui détermine l'indexation des loyers.


Une légère hausse en 2011

« L'année écoulée a été celle du rééquilibrage, analyse Philippe Roquet, de l'agence Service Acor, active dans le grand Charleroi. Les régions qui avaient un peu exagéré se sont calmées, celles qui étaient un peu basses ont gentiment continué à monter. » Et 2011 démarre mieux que 2010, relève Eric Verlinden, à la tête du groupe Trevi. « En 2011, le marché locatif est très actif. Cela a un impact sur les prix, surtout pour les biens de qualité. C'est normal ! Après sept ou huit ans proches de la stagnation, il n'est pas aberrant de voir une légère remontée – légère, j'insiste. »

Au-delà des chiffres, d'autres tendances se dessinent. En 2010, les candidats locataires n'hésitaient pas à négocier le loyer – pas partout : pour certains agents, l'exercice est tabou ! « Cela se pratique moins en 2011 », note Eric Verlinden. « C'est un état d'esprit général, souligne Sybille Colin, la porte-parole de Century 21. Tout se négocie. Le loyer aussi, mais moins souvent. Et surtout pour les prix les plus élevés. » Comme le résume Britt Verhaegen, de l'agence anversoise Century 21 Activity : « Les propriétaires abandonnent facilement de 20 à 50 euros pour avoir un candidat qui leur plaît. Mais certainement pas plus ! »

Frappant : tous nos interlocuteurs, sans exception, soulignent que les candidats locataires deviennent de plus en plus exigeants, dans le cadre de leur budget. Equipement ou modernité, les appartements présentant de vraies faiblesses trouvent difficilement occupant et restent longtemps sur le marché. Au rayon énergie, la présence de double vitrage constitue le critère premier. Un phénomène de fond, accompagné d'un petit paradoxe. « Il existe encore beaucoup d'offres de base, regrette Eric Verlinden. La rapidité avec laquelle un bien neuf, rénové ou tout simplement “sympa” se loue est révélatrice : le marché manque de biens de qualité. »

 

Source: Le Soir
 

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