Les systèmes électrotechniques

Des économies d'énergie aux énergies renouvelables

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L’énergie est indispensable pour notre confort . Toutefois, le principal défi consiste à profiter d’un confort maximal en consommant un minimum d’énergie, tant d’un point de vue financier qu’écologique. Mais comment faire?

Il va de soi que l’énergie que vous ne consommez pas est la moins chère et la plus écologique. Par conséquent, un premier conseil est de réduire la consommation d’énergie quand c’est possible. Et ces possibilités sont très nombreuses. Les trois principes de base en ce qui concerne l’énergie de chauffage sont : isoler quand c’est possible, placer un vitrage permettant de réaliser des économies d’énergie et remplacer les anciennes chaudières dans les habitations existantes.

 

Isolation

En matière d’isolation, c’est la toiture qui mérite votre attention en premier puisqu’il s’agit de l’un des principaux postes de perte de chaleur et que l’isolation de toiture est relativement simple à poser, même dans les habitations existantes.
Poser l’isolation contre la façade existante avec un nouveau parachèvement comme une brique de parement ou un crépi.
Post-isoler les murs creux. C’est simple et rapide, sans conséquence pour le parachèvement de l’habitation, avec différents matériaux : des mousses (PUR), de la laine minérale et des granules. Les pertes thermiques du mur chutent d’un facteur de 2 à 3. Par conséquent, on constate une influence favorable sur les niveaux K et E de l’habitation. L’étanchéité est également améliorée.

 

Adieu, le simple vitrage

Un deuxième point est le simple vitrage. Le simple vitrage est complètement dépassé. Si votre habitation en est encore équipée, vous devriez passer à l’action de toute urgence. De plus, le pouvoir isolant du triple vitrage actuel servira de norme dans cinq ans tout au plus.

 

Utilisez la chaleur issue des gaz de fumée

Les trois principes de base sont accomplis lorsque l’ancienne chaudière est remplacée par une chaudière à condensation qui dispose d’un rendement de plus de 100% car elle récupère la chaleur issue des gaz de fumée. Ces chaudières sont donc extrêmement économes avec l’énergie disponible. De plus, les chaudières à condensation sont plus compactes, plus silencieuses et plus faciles d’utilisation que les anciens appareils d’il y a une vingtaine d’années. Par ailleurs, elles sont disponibles avec un chauffe-eau interne ou externe pour la production d’eau chaude sanitaire, ce qui permet d’améliorer considérablement le confort.

 

L’électricité et la chaleur en même temps

Si vous envisagez de remplacer votre chaudière pour économiser encore plus d’énergie, vous pouvez penser à la micro-cogénération (production combinée de chaleur et d’électricité - PCCE). Ce type d’appareil, qui ressemble beaucoup à une simple chaudière à condensation, produit de l’électricité et de l’eau chaude pour le chauffage et l’usage sanitaire avec une seule source d’énergie. Les micro-cogénérations fonctionnent toutes au gaz naturel. Par conséquent, la micro-cogénération n’est pas encore une source d’énergie renouvelable, mais en principe, la chaleur servant à la production d’électricité pourrait également provenir de la biomasse. Il ne reste plus qu’à attendre les produits proposant une telle solution pour le marché privé.

 

Réutilisation de la chaleur issue de l’air

Si vous travaillez avec une ventilation mécanique ou si vous envisagez cette technique, vous pouvez réduire votre consommation d’énergie en utilisant un échangeur géothermique. Ce “tuyau souterrain” aspire lentement l’air extérieur sur une longue distance pour transmettre la température souterraine constante– qui s’élève à ± 12°C à 2,5 mètres de profondeur – à l’air extérieur. Ainsi, en hiver, l’air froid est déjà préchauffé et en été, l’air chaud est refroidi avant que l’unité de ventilation ne le diffuse dans l’habitation.

 

Éclairage

Le chauffage et la production d’eau chaude ne sont pas les seuls domaines dans lesquels nous pouvons réaliser des économies d’énergie considérables. En effet, en choisissant un éclairage économique, nous pouvons également réduire la consommation annuelle d’électricité. Dans les bâtiments passifs, l’éclairage utilisé est même un élément très important, pourquoi pas dans notre propre habitation (existante)?

L’éclairage LED est de loin la solution la plus économique, suivie de près par la nouvelle génération d’éclairage TL – sans starter traditionnel – et par les ampoules économiques. Il existe déjà certains types de lampes qui associent l’ampoule économique aux LED. De plus, il existe des ampoules économiques avec capteur de lumière intégré qui s’allument automatiquement quand il fait sombre et s’éteignent lorsqu’il fait à nouveau clair.

 

Envisagez un audit énergétique

Pour aller encore plus loin dans l’économie d’énergie, vous pouvez faire examiner votre habitation. Dans ce cas, un conseiller étudie tous les points sensibles de celle-ci : de l’isolation au vitrage en passant par l’installation de chauffage, et vous indique les points à améliorer. Cet audit peut faire apparaître d’autres mesures que les points des trois principes de base évoqués plus haut. Atout majeur: 40% du coût de l’audit énergétique sont déductibles fiscalement dans l’impôt des personnes physiques.

 

Energie renouvelable

Le summum en matière d’économie d’énergie reste l’énergie renouvelable. Avec les énergies renouvelables, seules des quantités minimes voire nulles de gaz à effet de serre sont libérées. L’énergie renouvelable permet également de limiter la pollution atmosphérique. Ce n’est pas pour rien que le Palais 10 de BATIBOUW se transformera cette année en vrai centre d’informations sur les énergies renouvelables.

Par ailleurs, les solutions telles que les panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques et la pompe à chaleur commencent à se vulgariser.

 

Energie éolienne

D’autres techniques moins connues connaissent également un succès grandissant. L’énergie éolienne n’est plus exclusivement produite par de grandes éoliennes placées dans des zones industrielles ou à la Mer du Nord. L’année dernière, les premiers particuliers sont également passés à une éolienne privée. L’énergie éolienne est une source d’énergie durable par excellence. Le vent est inépuisable et la production d’énergie éolienne ne libère aucun déchet ni gaz nocif. Toutefois, une éolienne privée n’est pas toujours envisageable. Le site doit être suffisamment exposé au vent et toutes les communes ne délivrent pas les permis urbanistiques nécessaires. L’investissement dans une éolienne privée reste élevé, le délai d’amortissement est donc plus long, même si le gouvernement accorde des certificats d’électricité verte pour l’énergie éolienne (valeur de 108 euros par 1000 kWh d’électricité produite).

 

Biomasse

Les possibilités qu’offre la biomasse – l’ensemble des matières organiques pouvant devenir des sources d'énergie – semblent plus prometteuses. Ce terme couvre une vaste réalité, allant des gaz au fumier, en passant par le maïs, le chanvre, le lin et les pellets de bois. Ce sont principalement ces pellets de bois qui offrent les possibilités les plus variées au niveau privé. En plus des poêles à pellets, il existe également des chaudières à pellets qui produisent de la chaleur et de l’eau chaude avec des granules de bois. Les chaudières suffisent déjà à générer une partie de l’eau chaude nécessaire pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Les hydroconvecteurs ou les foyers de chauffage central utilisent une partie de leur chaleur pour réchauffer l’eau. Ainsi, le foyer peut préchauffer une partie de l’eau et le chauffage central termine le travail. Vous associez donc l’utile à l’agréable.

 

Le prêt vert

Afin de promouvoir l’investissement dans des mesures visant à réduire la consommation d’énergie, le Gouvernement fédéral a créé le prêt vert l’année dernière. Jusqu’à la fin 2010, le gouvernement propose ainsi de l’argent à faible coût.
Concrètement, le gouvernement paie 1,5% de l’intérêt négocié à la place de l’emprunteur. De plus, ce dernier a encore droit à une réduction fiscale de 40% sur le solde des intérêts payés. La condition est que les travaux soient effectués par un entrepreneur agréé. Le montant emprunté doit être au minimum de 1.250 euros, avec un maximum de 15.000 euros par an, par habitation et par emprunteur. Vous trouverez un aperçu des travaux visant à réduire la consommation d’énergie sur www.lepretvert.be

 

Des exigences plus strictes

Outre le fait d’encourager la construction et l’habitat économiques en énergie, le gouvernement oblige le constructeur et le rénovateur à aller un peu plus loin cette année. En Flandre, un niveau E plus strict est exigé pour les habitations pour lesquelles une demande de permis urbanistique a été introduite après le 1er janvier 2010. Le niveau E maximal s’élève désormais à E80 au lieu de E 100.
De plus, le pouvoir isolant pour la toiture (0,3 W/m²K) et les murs extérieurs (0,4 W/m²K) doit également être amélioré et la construction doit être dépourvue de ponts thermiques.

La Wallonie va un peu plus loin aussi avec la réglementation PEB. La deuxième phase de cette réglementation entrera en vigueur en mai 2010. Cela implique notamment que la valeur U maximale pour certaines parties de bâtiments sera plus stricte et que le certificat de performance énergétique deviendra aussi obligatoire en Wallonie.

Enfin, dans la Région de Bruxelles-Capitale, le certificat CPE s’applique à toutes les transactions immobilières – notamment en cas de leasing – dans le courant de 2010.
 

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