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Construction cherche femmes de métier

La construction connaît une pénurie de main-d'oeuvre. Des femmes s'intéressent à ses différents métiers, mais les clichés ont la tête dure. Une campagne wallonne est lancée pour doper sa féminisation.


Appelez-les « couvreuses », « carreleuses », « coffreuses » ou encore « maçonnes »… Même si elles ne constituent pas tout à fait un pour cent de la main-d'œuvre, les femmes qui arrivent dans les métiers de la construction y sont par véritable choix. « C'est la plus grande qualité de ces femmes, affirme haut et fort Agnès Marlier, coach sectorielle de l'asbl Construtec Wallonie. Elles ne sont pas là par dépit, mais par amour de la construction. D'autres particularités utiles à ces métiers, comme la minutie, l'esthétique ou la force physique, sont des qualités qu'elles partagent avec les hommes. Affirmer le contraire serait verser dans les préjugés. »

Parce que c'est bien de cela qu'il s'agit. La campagne « Femmes et construction » entamée par l'ensemble des acteurs wallons de la construction à renfort d'affiches et de brochure-argumentaire vise à répondre à une pénurie de la main-d'œuvre dans le secteur, mais aussi et surtout à combattre les stéréotypes relatifs à la mixité.

Elle s'adresse tant aux candidates qu'aux employeurs. A chaque objection à l'insertion d'une femme dans le métier, répondent des arguments concrets.

A la force nécessaire pour soulever des matériaux lourds, il est possible de substituer l'endurance, la souplesse et des techniques ergonomiques. Un patron d'entreprise générale témoigne par exemple du fait qu'une de ses ouvrières est toujours soucieuse de ne pas se faire mal alors que souvent ses hommes veulent porter des choses trop lourdes pour eux et se retrouvent en arrêt maladie parce qu'ils se sont coincé le dos.

Si les chiffres restent faibles, le nombre de femmes qui s'investissent dans le secteur progresse. Actuellement, près de 460 ouvrières sont employées en Wallonie. Cela représente 0,8 pour cent de la main-d'œuvre. Une goutte d'eau dans l'océan, mais quand même 0,3 % de plus qu'en 2009. Une progression que tous les partenaires de la campagne espèrent augmenter.

Un secteur réputé macho

Robert Verteneuil, président de Construtec Wallonie, souligne l'intérêt d'offrir un « coaching sectoriel » aux femmes qui expriment la volonté de s'intégrer dans un secteur réputé macho. Il préfère toutefois le terme d'accompagnement. Agnès Marlier qui s'est vue confier cette mission intervient depuis l'émergence du projet professionnel des femmes à la recherche d'un stage puis d'un emploi, en passant par la formation.

Virginie Pieters, 20 ans, suit une formation de couvreuse à l'IFAPME de Braine-le-Comte et travaille depuis un peu plus de deux ans pour un patron bruxellois.

« Quand je suis sortie de rhéto, je n'avais pas envie d'aller à l'université et de me retrouver assise à un bureau. C'est en aidant mon père à faire un toit pour le four à pain d'une maison de vacances que j'ai su que c'était ce que je voulais faire. Mes parents ont eu un choc, mais en voyant ma persévérance, ils m'ont beaucoup encouragée et ils m'ont aidée à trouver une première entreprise où travailler, ce qui est assez compliqué. »

Devenue championne de Belgique au « Skills Belgium » avec sa spécialité du joint debout qui permet de faire des toitures en zinc de forme arrondie, elle tentera d'être sélectionnée ce week-end pour participer au championnat européen. 
 

Chiffre 0,8%

C'est la proportion de femmes effectuant un des 19 métiers de la construction. En chiffres absolu, elles sont à peu près 460 femmes de métier.
 


Source: Le Soir

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