L’été vous appelle sur la terrasse en bois

Modifié par Gretel Kerkhofs le 23/04/2012

terrasse de padouk d Afrique
© Outdoor Wood Concepts
Terrasse de padouk d Afrique
© Belgian Woodforum
Terrasse de teck de Moulmein
© Belgian Woodforum
terrasse de chene d Europe
© Belgian Woodforum
terrasse en bois
Terrasse de gonçalo alves
© Belgian Woodforum
Terrasse d ipe
© Belgian Woodforum
bois du jardin Belgian Woodforum
© Belgian Woodforum
© Belgian Woodforum

Le Belgian Woodforum suit en permanence l’évolution du bois et de ses applications. Le Centre belge d’information sur le bois pourrait pratiquement se passer de calendrier: dès que l’été est là, les questions sur le bois de terrasse affluent.

Voici les cinq questions les plus fréquemment posées dans ce domaine.

 

1. Comment choisir une terrasse en bois?

Exposé aux intempéries, à l'humidité et aux très fortes variations de température, le bois de terrasse souffre beaucoup. Avant de pouvoir entrer en ligne de compte pour cette application extérieure spécifique, une essence doit répondre à des normes de qualité très sévères : durabilité, rigidité, résistance à l’usure et facilité d’usinage. Autre caractéristique importante à ne pas négliger, le risque de formation d’échardes.

Les essences sont réparties en 5 classes (de I à V) en fonction de leur durabilité naturelle. La classe I regroupe les essences très durables. Celles de la classe V ne sont pas durables.

Le bois de terrasse qui est en contact avec le sol peut être menacé par la pourriture. C’est pourquoi le Belgian Woodforum conseille d'utiliser des essences de classe de durabilité I ou II pour le bois de terrasse en contact direct avec le sol. Les essences des classes IV ou V qui ont subi un traitement de préservation professionnel (procédé A4.1), un traitement thermique ou une acétylation peuvent également être utilisées pour ces réalisations. Lorsque le bois de terrasse n’est pas en contact direct avec le sol, des essences de classe III peuvent aussi convenir.

 

2. Quelles sont les essences disponibles?

Des dizaines d’essences largement disponibles, dont certaines disposent d’un éco-label FSC et/ou PEFC, répondent au cahier des charges très exigeant des applications extérieures telles que la pose d’une terrasse. Quant à l’aspect, il y en a pour tous les goûts. Chaque essence se caractérise par une combinaison unique d’un veinage et d’une couleur spécifiques. Outres les essence connues (padouk d’Afrique (classe I), afzelia (classe I), bangkirai (classe II-III), bilinga (classe I), cumaru (classe I), ipé (classe I), itauba (classe I), jatoba (classe II), merbau (classe I-II), moabi (classe I) et châtaignier (classe II), d’autres essences moins connues (afrormosia (classe I-II), basralocus (classe I), faveira amargosa (classe II-III), gonçalo alves (classe I-II), iroko (classe I-II), jarrah (classe I), makoré (classe I), massaranduba (classe I), sapupira (classe II), tali (classe I) et tatajuba (classe I-II)) possèdent elles aussi une durabilité suffisante pour être utilisées comme bois de terrasse.

L’Oregon et le mélèze exempts d’aubier conviennent eux aussi pour les terrasses. A condition d’avoir bénéficié d’un traitement de préservation de qualité (procédé A4.1), d’un traitement à haute température ou d’une acétylation, les bois résineux naturellement plus tendres comme le pin, l'épicéa, le mélèze ou l'Oregon avec aubier peuvent également entrer en ligne de compte.

Pour cet été, le Belgian Woodforum signale l’arrivée de frêne blanc d’Amérique traité à haute température et de chêne d’Europe. Le frêne blanc d’Amérique n’est pas durable (classe V). Un traitement à haute température augmente considérablement sa durabilité (classe I-II), ce qui lui permet alors d’être utilisé comme bois de terrasse avec ou sans contact avec le sol. Le chêne d’Europe est essentiellement connu pour ses nombreuses applications intérieures, mais il est de plus en plus utilisé pour des applications extérieures. Il possède une durabilité naturelle suffisamment élevée (classe II-III) pour être utilisé comme bois de terrasse.

Voici quelques conseils pratiques:

  • Si vous optez pour du padouk d’Afrique pour votre terrasse, utilisez du bois séché de manière professionnelle, dont le taux d’humidité n’est que de 18 à 20%.
  • Si vous préférez l’ipé, choisissez de l’ipé à fibres droites, dans lequel les veines sont visiblement alignées sur la longueur. Même dans un environnement très humide, l’ipé à fibres droites reste en parfait état pendant de nombreuses dizaines d’années. De plus, tout comme l’itauba, il ne produit pas d’échardes, ce qui constitue un avantage supplémentaire pour le bois de terrasse.
  • Un teck n’est pas l’autre. La différence entre le teck de Moulmein (classe I) et le teck de plantations (classe I à III) réside dans la durabilité naturelle. Cette différence se répercute sur la qualité et, par conséquent, sur le prix.
  • Le yellow ballau (appellation correcte du bangkirai) se décline lui aussi en diverses qualités, avec des prix également différents.

 

3. Comment placer une terrasse en bois dans les règles de l’art?

Comme toutes les terrasses, une terrasse en bois exige une assise stable. On peut utiliser un stabilisé léger qui laisse passer l’eau et empêche les mauvaises herbes de pousser, ou une dalle en béton avec un bon drainage.

Il faut prévoir un intervalle de 30 à 55 cm entre les traverses de soutien, selon l'épaisseur des planches de la terrasse. Celles-ci seront ensuite vissées avec un intervalle de 4 à 10 mm, en fonction de l’essence mise en œuvre. Pour la pose d'une terrasse en bois, utilisez exclusivement des vis en acier inoxydable. En effet, les vis en fer, en acier ou en métal zingué se corrodent et provoquent des taches difficiles à éliminer dans le bois. Ne pas visser à moins d’environ 3 cm des extrémités des planches. Pour la plupart des essences, il est nécessaire de préforer.

 

4. Quelles sont les exigences d’une terrasse en bois en matière d’entretien?

Une terrasse en bois ne demande pratiquement aucun entretien. L’exposition au soleil et à la pluie provoque rapidement un grisaillement naturel et homogène. Ce processus n’a absolument aucune influence sur la durée de vie et les propriétés du bois. En appliquant une finition qui arrête les UV, vous pouvez empêcher le grisaillement. Utilisez une huile pigmentée, assortie à la couleur de l’essence. Le premier traitement exige quatre couches. Il faut respecter le temps de séchage et n’appliquer la couche suivante que lorsque la précédente est entièrement sèche et durcie. Lorsque la finition est effectuée correctement, il suffit de poncer légèrement le bois deux ou trois ans plus tard et d’appliquer ensuite une nouvelle couche d’huile pigmentée.

Des envies de grand nettoyage de printemps/d’été ? Vous voulez nettoyer à fond votre terrasse ? Un bon conseil : allez-y doucement avec le nettoyeur à haute pression. En effet, un jet (trop) puissant (trop) près du bois abîme la couche supérieure.
Il est faux de penser qu’un bois de terrasse rainuré est moins glissant par temps de pluie. C’est tout le contraire. Les saletés et l’humidité s’incrustent plus facilement dans les rainures, ce qui favorise le développement des algues et des mousses. Pour en débarrasser la terrasse, il suffit de pulvériser de temps en temps un produit anti-mousse.

 

5. Le choix du bois pour la terrasse est-il respectueux de l’environnement?

Le bois a actuellement le vent en poupe et pas uniquement pour son rayonnement naturel et son charme authentique. En effet, du point de vue du respect de l’environnement, cette matière première renouvelable à l'infini possède de très sérieux atouts. Les propriétés écologiques du bois sont plus d’actualité que jamais. Au moment où tous les pays essaient de réduire leurs émissions de CO2, le bois peut profiter à fond de sa propriété unique, à savoir sa capacité à emprisonner le CO2 de l’air et cela durant toute sa vie. De plus, en comparaison avec d’autres matières premières, le bois demande considérablement moins d’énergie pour sa transformation en produits. Ainsi, 1 m³ de bois fixe en tout 2 tonnes de CO2.

La réalisation d’une terrasse en bois de 5 m x 4 m demande donc environ 0,5 m³ de bois, ce qui correspond à la fixation d’une tonne de CO2.

Le bois est un matériau robuste d’une longue durée de vie, que l’on doit donc remplacer moins rapidement. À plus fort raison si vous utilisez l’essence appropriée pour chaque application. La transformation du bois elle-même ne produit pratiquement aucun déchet. Au terme de leur cycle de vie, les produits en bois peuvent être réutilisés, recyclés ou valorisés sous la forme de combustible vert. Même les plus petits copeaux peuvent être valorisés, par exemple pour la fabrication de panneaux agglomérés.

 

Plus d’infos: le Centre belge d’information du bois - Bois -  et Hotline: tél. 02/219 28 32, tous les jours ouvrables de 10 à 12 h.
 

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