La construction neutre en énergie: l’avenir

Modifié le 1/01/1900

Appartements Bredene
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Maison témoin Ostend
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De Backer nieuw wandsysteem
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Construction à squelette en bois à Geel
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squelette en bois
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La construction neutre en énergie: l’avenir

L’Europe s’attend à ce que nous ne bâtissions plus que des constructions quasi neutres en énergie, et ce, à partir de 2021. Cela signifie que nous devrons pourvoir à la majeure partie de nos besoins en énergie. Outre la construction peu énergivore, nous devrons donc aussi produire notre propre énergie. Jetons un coup d’œil sur la maison économe en énergie du futur.


Mieux isoler

La première étape que l’on peut franchir pour parvenir au bon niveau énergétique est relativement évidente. Pour commencer, envisager un plan d’isolation étanche à l’eau et à l’air permettra d’éviter que l’énergie consommée pour la chaleur et le refroidissement ne s’échappe pas trop rapidement de la maison. Les nouvelles techniques de construction ou les applications améliorées, proposent toute une kyrielle de solutions pour améliorer le niveau d’isolation d’une habitation. Nous songeons notamment à l’intérêt croissant pour les bétons coulés et les maisons en béton ; La bonne formule pour la composition d’un béton offre de hautes valeurs isolantes et une grande flexibilité au niveau de la conception. On peut couler non seulement les caves, mais aussi toute la structure de la maison, en béton.

Par ailleurs, il existe toute une nouvelle gamme de matériaux isolants sur le marché. Un nouvel adhésif isolant pour parachever les plaques isolantes, pour ne citer que cet exemple. Et si l’on développe ce thème, parlons aussi de la technique du barrage d’air. Il s’agit d’une sorte de papier peint qui peut éliminer facilement les ponts thermiques. Et enfin, notons aussi cette tendance de plus en plus marquée qui consiste à poser l’isolation à l’extérieur de la maison, parce qu’à l’intérieur, il ne reste pas de place pour le faire. Bon nombre de fabricants proposent des systèmes spéciaux pour habiller les murs extérieurs d’une grosse couche isolante. Sur cette couche, on peut ensuite appliquer un parachèvement. Grâce à la modification du décret relatif à l’alignement, on peut habiller un mur jusqu’à une épaisseur de 14 cm.


Une nouvelle installation technique

Si l’isolation de la maison a été améliorée, on remarquera très vite une nette réduction de la consommation d’énergie. En effet, une maison correctement isolée retient plus longtemps la chaleur fournie et le chauffage devra donc moins prester. Mais une installation ancienne consomme encore beaucoup trop d’énergie. Le fait de remplacer ce système livrera, à terme, de nouvelles économies. Le système de chauffage le plus souvent utilisé à l’heure actuelle, c’est la chaudière à condensation. On peut la compléter avec un chauffe-eau solaire pour la production de l’eau chaude sanitaire. Une alternative pour la chaudière de chauffage, c’est la pompe à chaleur. Par ailleurs, il existe quantité d’autres techniques qui se font remarquer. Pensons notamment au chauffage à base de pellets et à la microcogénération. Mais aussi aux versions améliorées des techniques éprouvées, comme le poêle à mazout que l’on peut raccorder au chauffage central, ou les poêles qui ne chauffent certaines pièces avec de l’air.


Produire sa propre énergie

La dernière étape vers une habitation neutre en énergie est de produire soi-même une partie de l’énergie dont on a besoin. Il est préférable de le faire à l’aide de techniques qui respectent l’environnement. La progression remarquable des systèmes photovoltaïques n’a échappé à personne. Voilà un premier moyen de produire son électricité. Mais il existe plusieurs techniques nouvelles qui seront à même de fournir l’énergie à elles seules ou en combinaison avec des sources existantes, toute l’énergie requise dans une maison ou dans une partie de celle-ci. Songeons notamment aux petites éoliennes et à la microcogénération. Et lorsqu’on produit trop d’énergie, le surplus peut être fourni au réseau. Si vous utilisez un chauffe-eau solaire ou un système de microcogénération, vous pouvez stocker ce surplus d’eau chaude produite dans un ballon.


Combien ça coûte

Il est extrêmement difficile de donner une idée précise du surplus qu’entraîneraient les diverses interventions économisatrices d’énergie. On peut cependant procéder à une estimation de la différence de prix entre les divers modèles d’habitat. Comparons une construction neuve d’un niveau E = 80 avec une maison basse énergie, une maison passive et une maison à énergie quasi neutre. Une maison basse énergie coûte entre 5 et 15% de plus que la maison de niveau E80. Ceci surtout en raison de l’investissement dans une isolation de qualité et un système de ventilation mécanique.
Une maison passive coûte 10 à 25% de plus que la maison de niveau E80. Ce surcoût provient notamment d’une isolation de qualité supérieure, de la construction étanche à l’air et du vitrage superisolant. Dans une maison passive, la consommation est réduite de 50% par rapport à une maison traditionnelle.
Pour obtenir une maison quasi neutre en énergie, il faut que la maison passive produise sa propre énergie. L’investissement supplémentaire pour les panneaux solaires, une éolienne privée ou d’autres nouvelles techniques oscille entre 10 et 20%. Mais dans ce cas, votre facture énergétique est pour ainsi réduite à zéro. Il ressort donc clairement de cette comparaison qu’une valeur énergétique réduite implique un investissement plus lourd, mais à terme, il est amorti par les économies réalisées sur la facture énergétique. Vous pouvez aussi répartir ces investissements et opter dans un premier temps pour une maison passive qui fonctionnera plus tard avec l’énergie produite sur place.

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