Acheter et vendre

La crise influence moins les intentions de bâtir qu'en 2012

Bien que l'impact de la crise sur le timing des projets résidentiels des ménages belges se ressente moins, ces derniers s’inquiètent de l'augmentation de la pression fiscale, des coûts de l'énergie et de la suppression possible du bonus logement et des autres primes de subventions publiques. Ils réclament plus de clarté quant aux futures mesures de soutien et l'assouplissement de la législation relative aux performances énergétiques.
C'est ce qui ressort du troisième rapport des tendances du marché résidentiel belge. L'étude et l'analyse, exécutées en octobre 2013 par Maisons Blavier en collaboration avec le bureau d'étude indépendant iVox auprès de 500 Belges caressant des projets d'achat, de construction ou de transformation d'une habitation, donne une image représentative des intentions et préférences des maîtres d'ouvrage de Flandre (57 %), de Wallonie (36 %) et de Bruxelles (7 %). L'étude montre également l'impact de la crise, des règlements et de l'incertitude fiscale quant aux projets résidentiels des 500 ménages sondés.

La crise a moins d'effet sur le timing

65 % des Belges envisagent toujours de postposer leur projet d'achat, de construction ou de transformation de leur habitation, suite à la pression de la crise économique. C’est donc une amélioration par rapport à l'an dernier, lorsque seulement 18 % des répondants déclaraient que la crise n'avait aucun impact sur le timing de leur projet résidentiel. Le nombre de personnes décidant de retarder leur projet a également singulièrement baissé, passant de 78 % en 2012 à 65 % en 2013.
"Parallèlement au manque de confiance des consommateurs, nous constatons que les Belges sont moins nombreux à redouter la crise économique et à devoir postposer leur projet immobilier. Mais tant que le consommateur éprouvera des difficultés à trouver un emprunt hypothécaire, l'effet de cette tendance positive ne se répercutera pas sur le secteur du bâtiment", explique Louis Amory, administrateur délégué de Maisons Blavier.

Grande inquiétude quant au bonus logement et à la pression fiscale

Outre le bonus logemenet (77 %), les Belges s’inquiètent également de la pression fiscale (87 %), des prix de l'énergie (85 %) et de la suppression possible des primes publiques et avantages fiscaux (79 %). L'étude révèle aussi un manque de confiance dans les autorités : deux personnes sur trois s'attendent à une diminution ou à la suppression de primes après le transfert de compétences aux Régions.Pour un quart des personnes interrogées, le bonus fiscal et l'abaissement de la TVA sont les mesures les plus populaires, surtout au nord du pays : 33 % des Flamands (contre 19 % des francophones) estiment que c'est la mesure de soutien la plus importante des pouvoirs publics.

Quelles mesures estimez-vous les plus indispensables ?

Bien que 65 % des répondants désirent le maintien du bonus logement dans sa forme actuelle, ils sont la moitié à accepter son remplacement par des avantages fiscaux pour investissements économiseurs d'énergie, une baisse de la TVA ou du revenu cadastral.
Malgré l'inquiétude quant à la possible suppression du bonus logement, la moitié des répondants déclare que cela n'a pas d'impact sur le timing de leur projet résidentiel, et un quart déclare vouloir le réaliser au plus tôt afin de profiter encore du bonus logement. Mais ils sont aussi nombreux à annoncer vouloir postposer leur projet le temps nécessaire pour découvrir avec précision ce qu’il adviendra de ce bonus logement.
"La grande inquiétude quant au bonus logement, aux mesures fiscales et le faible taux de confiance dans les autorités représentent une menace pour le secteur du bâtiment. Maisons Blavier plaide pour une plus grande clarté quant aux avantages fiscaux et primes après le transfert de compétences aux entités fédérées. Une confiance plus forte aura un effet favorable sur la décision d'acheter ou transformer une habitation. Maisons Blavier plaide en outre pour des mesures de soutien plus fortes et une réglementation plus souple", explique Louis Amory.

Des objectifs de performance énergétique irréalistes ou méconnus

Les candidats à l'achat, la construction ou la rénovation d'habitation sont encore moins informés quant à la réglementation et aux objectifs concernant les performances énergétiques du bâtiment. Environ 25 % ne connaissent pas la signification du niveau E d'une habitation et 45 % ne sont pas informés des objectifs des pouvoirs publics relatifs à l'efficience énergétique. Quant aux personnes qui se disent au courant, la majorité trouve ces objectifs irréalistes ou les délais trop courts.
Malgré ces lacunes, un tiers sont conscients de la rentabilité à terme des investissements en solutions peu énergivores et un quart en reconnaissent l'impact positif sur le confort d'habitat.
Les trois investissements les plus recommandés sont l'isolation de la toiture (24 %), des vitres et des murs (respectivement 19 et 17 %).

Rénovation ou construction à neuf ?

L'étude des intentions des ménages montre un étonnant glissement au profit de la rénovation et au détriment de la construction ou de l'achat d'un logement habitable. Près de la moitié des personnes sondées comptent rénover leur propre habitation et 19 % veulent acheter ou transformer un logement existant.
Bien que la rénovation ait clairement la cote, près de la moitié des répondants estime qu'elle est à long terme plus coûteuse que bâtir à neuf.
Un quart des ménages participant à l'enquête pense que ces mesures publiques de soutien en faveur de la rénovation sont plus nombreuses que pour la construction d'une maison neuve. Ils sont pourtant plus nombreux à réclamer plus d'avantages fiscaux et de primes pour les transformations, bien que ce chiffre soit fortement influencé par le type du projet visé.
Enfin, les Belges sont partagés quant au taux de TVA différencié pour la construction à neuf ou la rénovation.

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